2 aventuriers en side-car à la conquête de l’Europe et de l’Asie
— Ils s’appellent Jérémy et Marion. En 2020, ils décident de tout mettre entre parenthèses pour tracer une ligne entre la France et la Mongolie. Un pari simple et fou à la fois: vivre un roadtrip en side-car, lent, tangible, au ras de la route, à travers 25 pays. Planet Ride suit leur projet “Uralistan”, une aventure où chaque frontière devient un cap, chaque étape une rencontre, et où la mécanique rime avec autonomie, patience et précision.
Présentons-les
Jérémy, ingénieur en génie électrique, et Marion, formée à l’architecture, ont grandi avec l’envie d’ailleurs. Après plusieurs années en Asie du Sud-Est, notamment au Laos où ils s’immergent dans le tourisme moto enduro, l’évidence s’impose: repartir, mais autrement. Ensemble, ils choisissent la lenteur utile, celle qui laisse du temps aux rencontres et à la maîtrise du terrain.
La naissance d’un projet entre aventure et découverte
L’idée initiale: relier la France au Laos par la voie terrestre. Les réalités administratives les poussent à inverser la logique. Départ de France, cap sur la Mongolie, puis l’Asie Centrale. Pas de chrono record, mais une progression régulière. Sur ce type d’itinérance, on compte généralement 200 à 300 km par jour, soit 4 à 6 h effectives de conduite en side-car selon la route, le vent et la densité urbaine. L’objectif n’est pas d’additionner les kilomètres, mais de tenir la bonne cadence.
Pourquoi “Uralistan” ?
Leur nom de route résume l’intention. “Ural” pour la marque du side-car, synonyme de robustesse simple et réparable. “-istan” pour l’aimant géographique: Kirghizistan, Ouzbékistan, peut-être Turkménistan selon les fenêtres de visa. Ces pays, souvent mal situés sur une carte, sont au cœur de leur curiosité. L’itinéraire s’écrit sur les lignes secondaires, loin des autoroutes: cols, plateaux, vallées désertiques et villes-carrefours où l’on ravitaille et on ajuste les étapes.
Un compagnon de route original
Choisir un side-car Ural, c’est accepter une autre dynamique: stabilité, freinage anticipé, trajectoires asymétriques. À deux, avec bivouac et pièces essentielles, l’enjeu est l’équilibre des charges. Vitesse de croisière raisonnable: 60–80 km/h. Autonomie à planifier: prévoir le plein avant la nuit, viser une marge de 250–300 km selon consommation et qualité du carburant. En ville, on s’arrête souvent; sur les nationales, on fractionne la journée en 2 blocs de 2 h pour garder de la lucidité. C’est notre conseil métier: arriver avant le coucher du soleil pour préserver marge et sécurité.
Préparation de l’itinéraire
Leur boussole: l’expérience des motards de terrain. Conseils d’accès, passages frontaliers, points d’eau, ateliers mécaniques fiables. Ils avancent pays par pays, avec des variantes si une frontière se complique. En pratique, ils visent des arrêts utiles tous les 100–150 km: carburant, eau, nourriture, contrôle visuel de la transmission et de la boulonnerie. Dans les zones de steppe ou de piémont (ex. approches de la vallée de Fergana), une piste peut doubler le temps prévu: compter 6 à 8 h réelles sur 200 km quand le revêtement se dégrade.
Suivre cette aventure insolite
Uralistan se raconte au fil de la route. Pour les accompagner, rendez-vous sur leur blog et leurs réseaux: Facebook et Instagram. Planet Ride reste dans leur sillage: même exigence, même envie de routes sincères et d’un roadtrip en side-car vécu pleinement, sans artifice.
Leur manière d’avancer
- Découper les longues liaisons en étapes réalistes: 200–300 km, arrivée avant la nuit.
- Frontières: prévoir une amplitude large (1 à 4 h) selon affluence et formalités.
- Navigation: cartes offline prêtes, traces alternatives en cas de travaux ou de piste noyée.
- Météo: du froid matinal en altitude aux 30°C sur plaine; couches respirantes et gants doublés utiles.
- Rencontres: l’originalité du side-car crée le lien. Un salut, une question mécanique… et la route s’ouvre.
Mini-FAQ
Quel permis pour une traversée Europe Asie en side-car ?
Le side-car se conduit avec le permis moto adapté au pays d’immatriculation; un permis international est souvent requis hors Europe. Vérifiez l’équivalence avant de partir.
Quelle saison viser pour l’Asie Centrale et la Mongolie ?
Généralement de fin mai à septembre pour limiter neige en altitude et froid nocturne. Adapter l’ordre des pays aux cols encore fermés en début de saison.
Quel budget quotidien prévoir ?
Frais variables selon pays: carburant, hébergements simples, visas éventuels. Anticiper une marge pour pièces d’usure et imprévus mécaniques.
À savoir aujourd’hui
Le portrait reste inspirant: un projet pensé pour durer, à rythme maîtrisé, sur des routes qui demandent patience et méthode. Avant de partir, vérifiez l’état des frontières, les e‑visas et assurances par pays, la disponibilité d’essence hors axes principaux et les applis offline/eSIM compatibles sur votre itinéraire de traversée Europe Asie en side-car.